
Michel Cymes alerte sur les écrans et la santé des enfants dans l'émission belge « On n'est pas des pigeons »
Le 17 février 2026, lors d'une intervention dans l'émission belge On n'est pas des pigeons, le médecin et vulgarisateur scientifique Michel Cymes a lancé un avertissement très clair sur les conséquences des écrans et de la sédentarité chez les enfants.
Selon lui, la situation devient préoccupante dans toute l'Europe, avec une génération d'enfants qui bouge de moins en moins et qui développe déjà des problèmes de santé autrefois réservés aux adultes.
Une génération d'enfants de plus en plus sédentaire
Michel Cymes explique que la responsabilité est collective et que plusieurs facteurs se cumulent.
Les écrans occupent une place grandissante dans le quotidien des enfants et réduisent fortement le temps consacré au mouvement et au jeu actif.
Les habitudes alimentaires évoluent également avec la présence massive de fast-foods autour des établissements scolaires et des offres très bon marché qui attirent facilement les adolescents.
Selon le médecin, l'addition de ces facteurs crée une situation sanitaire inquiétante pour les nouvelles générations.
Des risques de santé qui apparaissent de plus en plus tôt
Michel Cymes alerte sur l'émergence de maladies liées à la sédentarité dès l'enfance.
Il évoque une augmentation des risques de surpoids chez les enfants et les adolescents. Il souligne également la progression de maladies comme le diabète, l'hypertension ou les troubles cardiovasculaires.
Ces pathologies étaient autrefois associées à l'âge adulte mais apparaissent désormais de plus en plus tôt. Pour le médecin, cette évolution est directement liée au manque d'activité physique dans la vie quotidienne des enfants.
L'école confrontée à la baisse du niveau physique des élèves
Michel Cymes souligne que la situation est devenue si préoccupante que certains enseignants d'éducation physique doivent désormais adapter leurs cours.
Selon lui, dans certains collèges, les professeurs d'EPS sont contraints de revenir à des exercices de psychomotricité plutôt qu'à de véritables activités sportives. Des exercices simples comme apprendre à sauter à cloche-pied deviennent nécessaires pour certains élèves.
Ce constat illustre l'ampleur de la perte de capacités physiques chez les enfants.
Parents, écrans, alimentation : une responsabilité collective
Pour Michel Cymes, la responsabilité n'incombe pas à un seul acteur.
Les parents jouent un rôle central car les enfants reproduisent souvent les habitudes des adultes. Les écrans participent également à la réduction du temps passé à jouer dehors ou à pratiquer une activité physique.
L'environnement alimentaire autour des écoles contribue lui aussi à la situation avec une offre très accessible de restauration rapide.
Selon le médecin, tous ces éléments s'additionnent et créent un mode de vie de plus en plus sédentaire chez les jeunes.
Un appel à des mesures plus fortes
Face à cette situation, Michel Cymes estime que des décisions plus structurantes devront être prises.
Il évoque la nécessité de renforcer la place du sport et de l'activité physique à l'école. Il souligne également l'importance d'une prise de conscience collective de la part des parents, des institutions et de la société.
Selon lui, sans action rapide, une génération entière risque de grandir avec des maladies liées à la sédentarité.
Une question centrale pour l'avenir des enfants
L'intervention de Michel Cymes rappelle que la question des écrans dépasse largement le simple débat technologique. Elle touche directement au mode de vie des enfants, à leur santé et à leur développement.
Dans un contexte où le temps passé devant les écrans continue d'augmenter, la question devient essentielle : comment rééquilibrer le quotidien des enfants entre technologie, activité physique et imagination ?
C'est aujourd'hui l'un des grands défis éducatifs et sanitaires pour les années à venir.
Photo d'illustration — émission « On n'est pas des pigeons »